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Sur le chemin du Canal du Four à Pont-de-Cervières (Briançon), on a installé plusieurs bancs. Les promeneurs peuvent s'y asseoir ou s'y étendre un moment...

Et pourtant : cela fait 20 ans que dans certains lieux publics on invente des bancs conçus de façon à ce que les personnes privées de domicile ne puissent pas s'y allonger. Ils sont munis de barres transversales, d'individualisation des assises. Les personnes sans domicile, mais aussi handicapées, les femmes enceintes, ne peuvent plus s'y reposer quand le besoin s'en fait sentir. On ne peut qu'être atterré par l'ingéniosité que déploient certains êtres humains pour en chasser d'autres... en témoigne les quelques dix bancs entièrement grillagés de la ville d'Angoulème comme dernière "trouvaille", comme abjecte bêtise municipale.

Alors qu'il suffit d'inscrire que "ceci n'est pas un banc" pour que personne n'ait l'idée de s'y asseoir, d'y dormir, d'y manger, ou de s'y embrasser. Il suffisait d'y penser... voilà tout.

J'ai voulu tester et je me suis assise (prudemment) pour lire au bord du canal : c'était bien un banc. Bienveillant, accueillant, confortable, la bonne courbure au bon endroit. Un banc, quoi.

Que cette année 2015 vous soit confortable.