Savines-le-Lac (05) Eglise Saint-Florent 

 

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Œuvre de l’architecte Achille de Panaskhet, l’édifice de pierre, de béton et de dalles de verre, s’inscrit dans l’espace, au sommet de l’agglomération de Savines-le-Lac, village reconstruit après la mise en eau du barrage de Serre-Ponçon. 

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Consacrée le 15 juillet 1962 l’église paroissiale de Savines-Le-Lac a pour titulaire Saint Florent, tout comme l’église médiévale (XIe - XIIIe siècles) située au lieu-dit La Paroisse,  et l’église du XIXe siècle, consacrée en 1834, rasée en 1961, rive gauche. Image d’un navire, croix à la proue, avec sa charge de symboles et de sens. De l’ensemble, marqué par l’évolution d’un Art Sacré, sans rupture totale avec le passé, certaines lignes de l’édifice héritées du passé, mais surtout l’utilisation discrète de la symbolique du triangle parfait pour la toiture et le plafond de la nef renvoie à la Sainte Trinité.

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 À l’intérieur, les vitraux sont la caractéristique essentielle de l’église Savinoise : l’architecte en a fait les plans, les dessins et les gouaches. 

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Sur l’une des parois de la chapelle d’hiver, les vitraux non-figuratifs se réfèrent à la Genèse: du chaos primitif à la création de l’Homme.

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Sur l’autre paroi, qui jouxte la nef de l’église, les niches des Apôtres, hiératiques, face à l’autel, et c’est vers lui que convergent les épisodes figuratifs de la Passion du Christ qui s’achève par la lumière de la Résurrection

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Témoin d’art et d’Histoire, l’église de Savines-le-Lac, christo-centrique, s’inscrit dans un mouvement religieux et artistique dont on a d’autres exemples. Elle est le monument le plus visité de la commune."

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© charles05100

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Véritable chemin de Croix en vitrail, ces trois dernières photos ont été prises à l'intérieur, le matin, par Charles05100... 

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Mapping en 2014

Ce vaisseau, tous feux allumés, semble fendre les ténèbres, et trainer derrière lui, les restes des deux villages engloutis. Autour, le ciel de nuit descend jusqu'à terre, en face, le  grand lac sombre, le souffle des sommets...et les mots de Lamartine :

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?