Avec 300 jours de soleil par an, le département des Hautes-Alpes est celui des cadrans solaires. On en trouve plus de 1000, dont plus de 400 anciens, peints entre XVIIe et début du XXe siècles. Instrument silencieux et immobile, le cadran solaire donne l'heure depuis l'antiquité, et fait appel à de très savants calculs, basés sur la course du soleil, la longitude et aujourd'hui, l'heure d'été et l'heure d'hiver. Les cadrans solaires des Hautes-Alpes sont  recensés sur le site de Michel Lalos

D'autres photos dans le diaporama "cadrans solaires" (couloir de gauche)

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Villar d'Arène

 

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Un cadran solaire horizontal en céramique, construit par les écoliers de Villar d'Arène, est installé contre l'église sur la place. 

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Sa devise :

Le soleil est libre

Que l'on soit noir ou blanc

C'est le coeur de tous

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Il est le point de départ du circuit des fontaines.

 

Briançon

 

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Avenue de Savoie, ce cadran porte une devise en Basque : Bethi Azkar Bethi Zuzen : Toujours justes Toujours droits

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Sur un coin de la façade du Groupe Scolaire de Saint-Blaise, hameau situé au Sud de Briançon, ce cadran solaire a été réalisé par les enfants.

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Sous le cadran, dans un cadre, un tableau avec les 12 mois de l'année permet de convertir l'heure solaire en heure légale...

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C'est toujours le temps d'apprendre...

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Une Résidence dans la Rue du Serre-Paix

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Cadran fantaisiste original, palette géométrique.

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Deux vestiges de cadrans solaires sur une maison de Forville, hameau de Briançon,

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Dont l'un est une horloge... Avec une devise en latin : "NEC PLURIBUS IMPAR" 

ce qui signifie : A NUL AUTRE PAREIL, une des devises de Louis XIV.

Cette maison est l'ancienne forge de Forville, habitée par les fondeurs de cloche Gauthier-Vallier. Ici existait un martinet qui utilisait la force de la Guisane pour actionner les gros marteaux qui servaient à battre le cuivre.

Le professeur du lycée de Briançon Denis Vialette, avec le projet "Horloges d'Altitude", compte bien travailler sur l'étude de cette horloge, qui unit patrimoine horloger et campanaire.

 

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Sous le cadran, une plaque en fonte de la "Compagnie Française du Phénix, Fondée en 1819", compagnie d'assurances contre l'incendie. C'est sans doute pour décourager les incendiaires (les dégats étant remboursés, la nuisance devenait minime), et pour faire de la publicité, que les courtiers faisaient clouer ces plaques sur les façades des maisons et des églises... Mais une forge se devait d'avoir une bonne assurance contre l'incendie!

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Le cadran solaire de l'église des Cordeliers.

Il est placé très haut dans une ruelle entre Mairie et église des Cordeliers, dans la vieille ville... Pour le photographier, il a fallu frapper à la porte d'un bureau de la Mairie...

Ce cadran, sans doute le plus ancien de Briançon porte la date énigmatique de 5795. Il était à l'origine surmonté par deux cordeliers agenouillés et en prière. Ceci était courant à l'époque pour indiquer une maison religieuse, en l'occurence le couvent des Cordeliers.
Pendant la révolution de 1789, toutes les marques de la royauté ou de la religion devaient disparaître. Ce cadran solaire n'a pas échappé à la règle : il a été repeint. La couleur a été respectée, le motif général aussi, les personnages religieux ont disparu, par piquetage et nouveau crépi et il a été daté en 5795.
En vérité ce cadran solaire n'a pas échappé à la vigilance des révolutionnaires briançonnais dont beaucoup étaient francs-maçons (il y avait à l'époque trois loges maçonniques dans la ville). Un peintre a fait disparaître les signes religieux (les pères cordeliers priant) et a daté le cadran au calendrier maçonnique qui a 4 000 ans d'avance sur le nôtre. Ce cadran n'a donc pas été créé en 1795 mais seulement restauré et redaté. 
(d'après Fernand Carlhian-Ribois - revue Alpes et Midi)

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Lycée d'altitude de Briançon

Il trône au beau milieu d'un mur du Lycée de Briançon, dans la cour qui donne sur l'avenue de la République. Il est visible de la rue depuis le portail. La commémoration du centenaire du Lycée d'Altitude s'est déroulée en 2011 autour du thème du temps et de sa maîtrise. Le cadran solaire fut l'un de ces "garde-temps", certes non transportable, mais d'une fidélité à toute épreuve.

Ce cadran est l'aboutissement d'un projet d'action éducative (PAE) réalisé d'octobre 1990 à juin 1992, avec les classes du collège Vauban qui occupaient alors les lieux.

Ce cadran est à lecture directe : l'extrémité de l'heure indique l'heure légale. Les rayons solaires sont remplacés par des 8. 

Cette réalisation a donné lieu à deux concours : celui de la meilleure devise et celui de la meilleure décoration qui est ici simple mais efficace : les crayons d'écoliers remplacent les rayons des cadrans traditionnels. Le style est habituellement une tige, il est ici l'hypoténuse d'un triangle rectangle scellé au plan du cadran. 

La belle devise, trouvée par concours : "Je ne travaille bien que si l'on m'éclaire", se devait d'être concise voire elliptique ou humoristique. les thèmes retenus étaient liés au soleil au temps au travail scolaire et à la vie.

source : bulletin de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes (SEHA) années 2011-2013.( p241 à 245)

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Il se trouve avenue du Professeur Forgues, sur la façade de la Résidence du Cadran Solaire, il est en fer forgé.


Gap : Bestiaire

 

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Place Grenette, réalisé en 2004 par Remi Potey. Chamois et marmotte. La devise en latin : "Il est toujours temps pour l'humanité" 

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Photo : Yves Cointe

 Place de la République Ecole primaire Sainte Jeanne d'Arc, sur pignon cadran déclinant de l'après-midi, peint à fresque
réalisation Rémi Potey - octobre 2012
Eléments du décor : la huppe fasciée, le mouflon, le papillon Appolon, édelweiss, fritillaires avec en fond les crêtes de Charance et le sommet du Vieux Chaillol (3163 m) 
La très belle devise : "AU FIL DES HEURES CUEILLE LA VIE COMME UN TRÉSOR"

Le site de Michel Lalos


Les Escoyères (Queyras)

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Cadran solaire signé Zarbula, daté de 1857, très déclinant du matin, restauré par Rémi Potey en 1996, il est très original car il possède un double cadre, le second étant un agrandissement du premier pour faciliter la lecture de loin. On reconnait les oiseaux exotiques de Zarbula. Le restaurateur a retrouvé le croquis d'un écureuil avec une isncription : "Suzon"

http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/queyras/cs_arvieux_coin.html#escoyeres

 


Névache (Vallée de la Clarée)

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Sur la façade de l'ancienne école...

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Sur celle d'un gîte.


 Val des Prés (vallée de la Clarée)

  

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Sur le mur de la mairie, un cadran solaire républicain. Sa devise : "Liberté, Egalité, Fraternité"

 


L'Argentière-la Bessée

 

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Ce cadran solaire peint sur une jolie façade du quartier de l'église, est le plus ancien des Hautes-Alpes. Il date de 1698 et a été restauré en 1996. (Le site de Michel lalos)

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Réalisé en 1995 dans le cadre d’une campagne de réhabilitation des cadrans solaires menée par le Club de l’Authentique et financé par le comédien Christophe Malavoy. Les armes sont celles de la famille Malavoy: heaume de chevalier avec épées croisées, fleurs de lys et croix de Malte sur le blason central. Les signes représentés dans le disque sont les signes du zodiaque. (le site de Michel lalos)

la devise dit : "il est doux et respectable de mourir pour la patrie", et n'engage que son auteur...

 


 Embrun

 

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Place Berthelon

Ce cadran solaire est original de par sa création graphique, et de par sa devise en provençal...

Création : Rémi Potey
Devise : "Coume vores veyre lou foun de l'aygue se fas que de la boulega"

"Comment veux-tu voir le fond de l'eau si tu n'arrêtes pas de la troubler"

On remarque la croix argent sur fond azur du blason d'Embrun.


 Les Vigneaux (Pays des Ecrins) 

 

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Sur le pignon du Presbytère, inscrit dans un triangle isocèle, ce cadran qui date de 1989, affiche la longitude, la latitude, la formule du Temps d'Einstein et une devise en patois " Trois cadrans, la vigne, les passants aiment les rayons du soleil". Et bien-sûr la vigne... mais l'insolite est inscrit dans les lignes de droite, qui représentent les heures républicaines. En effet, à la Révolution on décida de rendre l'heure décimale, avec des journées de 10h de 100mn au lieu de 24h. Cela dura 500 jours, et puis on revint au système duo-décimal.


Vallouise

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L'oiseau solaire de la Maison du Parc des Ecrins

L'oiseau solaire rejoint le riche patrimoine des cadrans solaires de La Vallouise.

Original par sa conception en relief à même le sol, imposant par sa taille, le cadran solaire de la maison du parc symbolise le rapprochement de l'art et de la nature dans sa dimension universelle.

L'ombre portée de l'aigle royal sur le sol ( le bec jouant le rôle de style ) parcourt chaque jour les lignes horaires qui rythment la course du soleil.

Au cours de l'année, suivant le cycle des saisons, l'ombre aura décrit un espace compris entre les courbes des solstices d'été et d'hiver, et atteint chaque animal à une date précise. Les animaux sont des bébés animaux : marmotte, coq de bruyère, renard, serpent... ils ont été sculptés par Christian Burger. Le cadran a été calculé par l'Atelier Tournesol.

(source : panneau explicatif)

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  Puy-Saint-Vincent (les prés)

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 Ce cadran a une originalité due à son exposition : le style étant inversé, scellé en bas, flêche vers le haut, les heures se lisent dans le sens des aiguilles d'une montre. Réalisation: Evelyne Rey-Peyrot (d'après Michel Lalos)